poussins

Hier soir, j’ai regardé “We feed the world”, un film de Erwin Wagenhofer. A l’époque où il est sorti, je vous en avais parlé, mais je n’avais pas eu le temps d’y jeter un œil. Un erreur maintenant réparée ! Le film est inspiré du livre de Jean Ziegler « l’Empire de la Honte », qui traite de la faim dans le monde et je dois avouer qu’ayant vraiment adoré le livre, j’ai été un peu déçue par le film. Le reproche que j’ai à faire est qu’il n’est pas clair. Je le trouve construit de telle sorte qu’il fait appel au bon sens de chacun pour tirer les conclusions : C’est très bien, mais encore faut-il que la personne qui regarde le film s’intéresse un tant soit peu à ce sujet. C’est un enchaînement de reportages très intéressants, mais je peine à trouver un fil d’Ariane à tout cela.

we feed the worldUn des reportages sur les volailles élevées en batterie est affligeant. On y voit des milliers de poules dans un hangar, qui passent leur triste vie à manger et pondre. Les œufs sont récupérés et mis dans des couveuses qui en contiennent plus de 4000. Les poussins éclosent dans des cagettes en plastique et y restent jusqu’à ce qu’ils passent sur un tapis roulant où ils sont jetés brutalement comme des déchets. Des mains les attrapent violemment pour les séparer des coquilles vides. On voit des poils jaunes qui volètent de partout et les poussins qui sont complètement déboussolés, c’est très choquant. Je vous passe ensuite les détails sur les machines-hangars d’abattage qui électrocutent, découpent et plument les pauvres bêtes.
L’intervenant est très heureux de vous expliquer que la science permet aujourd’hui d’imiter la nature en accélérant le cycle de vie de l’animal , de sa ponte à sa mort. C’est du fordisme, appliqué non plus à des voitures, mais à des biens de consommation vivants.

A ce moment là on peut se poser une question : Comment en sommes-nous arrivés là ?
Le développement de nos sociétés induit qu’on veut toujours plus pour moins cher. Plus de viande, plus de poissons, pour tout le monde et tout le temps. La société civilisée se reconnait dans l’abondance et la disponibilité immédiate.
Quand j’étais petite, on mangeait peu de saumon, c’était un aliment de fête car il était cher et rare. Aujourd’hui, on trouve des tranches de saumon fumé toute l’année et parfois moins chères que du jambon !

Pour que tout le monde en profite au moindre coût, on accélère le rythme de la vie, on produit à la chaîne de la viande, on pêche des tonnes de poisson même pas à maturité avec des filets de 100kms, on fait pousser nos légumes en serre dans du substrat enrichit aux vitamines car c’est plus efficace que la bonne vieille terre.

steakEst-ce que c’est ça le bonheur et l’expression de la richesse ? Manger des fraises en janvier, du foie gras pour 3 euros ? Pourquoi les fruits du bout du monde sont moins chers que ceux produits par le paysan du coin ?
Pourquoi n’y a-t-il pas de photos de vaches sur les barquettes des supermarchés ? Parce qu’on veut nous faire oublier d’où vient la nourriture que l’on avale. On dénature les aliments en les désolidarisant de leurs source. C’est plus facile de manger du steak haché quand on ne sait pas d’où cela vient. C’est mignon une vache et ça fait toujours mal au cœur de savoir que c’est la source de la viande dans notre hamburger.

Mais ce n’est pas cela l’essentiel, ce qui est dramatique c’est la façon dont on produit notre alimentation. Les écologiques enquiquinent les industriels avec leurs produits bios, mais est-ce que c’est normal qu’un poulet de batterie perde de son poids à la cuisson car il est gorgé d’eau et qu’il n’ai pas de goût ? Est-ce que c’est normal que l’on nourrisse des animaux végétariens avec des farines animales ? !!

titanicNicolas Hulot disait que l’on reconnait la valeur d’une société à la façon dont elle traite ses animaux (dans « Le syndrome du Titanic »). Quelle est notre valeur à nous qui acceptons de manger dans ces conditions sous prétexte que l’on veut profiter de tous les produits que nous offre la nature ? Est-ce que c’est remercier la nature que de la forcer au rendement maximum ?

Toutes ces questions sont à mon sens primordiales. Aujourd’hui, j’aimerais savoir comment faire pour que tout le monde se les pose. Comment susciter chez autrui, l’éveil et la réflexion que j’ai aujourd’hui (et que vous avez sûrement si vous êtes ici ) ? Comment donner envie aux autres de changer leurs habitudes pour un monde plus juste et sain ? Personne ne m’a forcée moi, j’ai juste ouvert mon esprit et même si parfois ces questions me rendent chèvre, je voudrais aider à reproduire cet éveil chez les autres. Vous avez une idée vous ?

requin

Pour fêter Pâques, j’ai décidé de vous faire un petit cadeau, mais non pas du chocolat ! Vous allez en manger assez ce weekend, voyons !!

Je vous parlais, il y a quelques jours, de ma fantastique rencontre avec Jacques Perrin et l’équipe de Galatée Films (Le Peuple Migrateur, Microcosmos …) et je vous avais promis de superbes images très prochainement, les voici !!!

En cliquant ici vous découvrirez un diaporama photo EPOUSTOUFLANT d’un grand requin blanc nageant avec François Sarano.

François travaille sur le tournage du prochain film de Jacques Perrin : Océan. Il vit chaque jour des moments privilégiés sous l’eau, nageant avec les poissons et cétacés du monde entier.
Vous découvrirez ICI la biographie de François.

Vous souhaitez en savoir plus sur “Océan” ? Rendez-vous ICI pour écouter une interview vidéo exclu de Jacques Perrin et apprécier le discourt d’un homme qui aime la mer autant que le cinéma !

Très joyeuses Pâques à tous les lecteurs d’OceKo, je pars en ce qui me concerne en petit weekend avec mon amoureux à Bratislava, découvrir les beautés de l’Europe de l’Est …

Ocean

Une fois encore, je remercie mon cher travail de me faire vivre des moments inoubliables comme hier ou j’ai eu l’immense honneur d’assister à une interview entre Jacques Perrin et Roland Jourdain.
L’acteur Jacques Perrin est le narrateur et le producteur de Microcosmos et du Peuple Migrateur. Il travaille depuis plus de 3 ans avec François Sarano (de Longitude 181 Nature) à la réalisation du film « Océan », qui sortira fin 2009 sur nos écrans. Roland Jourdain est un navigateur breton, vous saurez tout de lui sur Canyousea … Les amoureux de la mer sont tous plus ou moins connectés, c’est une grande famille … Quel bonheur d’écouter les histoires incroyables de ces deux hommes sur mer et sous la mer … Deux mondes différents liés par un même élément liquide. Deux façons d’aborder l’univers marin, toujours avec sagesse et humilité.

Sur Canyousea, nous avons un partenariat exclusif avec Galatée Film pour la diffusion en avant-première de magnifiques diaporamas des images du films, agrémentés de textes émouvants de François Sarano. Ce n’est pas tous les jours qu’un homme à lui seul peut rapporter les souvenirs d’une rencontre avec le grand requin blanc, la baleine bleue et tous les autres animaux extraordinaires qui peuplent les fonds marins. Je vous tiendrai au courant dès que c’est en ligne !

Cette rencontre m’inspire d’autant plus le respect de la mer, que je m’efforce de vous faire partager avec OceKo et je vais bientôt créer une nouvelle rubrique « réflexions marines » pour tenter d’approfondir tout cela …

jourdain perrin

SharkwaterJe découvre aujourd’hui un petit article pour le film Sharkwater. Approfondissant mes recherches, je constate que ce film traitant de la démystification des requins a reçu un succès hallucinant outre mer et notamment au Canada.
Sharkwater s’inscrit à mon sens à un croisement entre le film d’Al Gore, très médiatisé et pédagogique et des films comme « La Marche de l’Empereur», superbe docu-fiction sur la nature. Pourquoi si peu de présence médiatique en France ? Je ne sais pas, en tout cas, chers OceKologues, maintenant vous savez qu’il sera diffusé en Avril dans nos salles, espérons à un nombre d’exemplaires conséquent !

C’est Rob Stewart, l’acteur, réalisateur, plongeur, photographe et biologiste du projet. Je ne me fourvoie pas en affirmant tout cela, Rob semble être un vrai petit génie du monde marin. Ayant une passion endémique pour ses amis les requins, il a passé 5 ans à sillonner le globe pour réaliser son film, âgé à l’époque de seulement 22 ans ! Il y a des gens comme ça :-)

Rob a tourné son film en haute définition, la qualité des images du trailer est plutôt … époustouflante : les couleurs sont belles, c’est claire et brillant, magnifique !
Il a sillonné les mers en s’arrêtant notamment aux îles Galápagos, aux îles Coco …

Sharkwater2Sharkwater se veut militant pro-requin. Assez de cette image de prédateur sans remords, de bête sournoise et intelligente prête à vous manger le pied et à vous laisser cul-de jatte sur la plage. Les requins sont des animaux majestueux et plein de grâce, surpêchés pour leur viande et ailerons et en voie de disparition. Souhaitons que Sharkwater noiera l’image sanguinaire de Jaws (Les Dents de la Mer ..)

11thhouractionJe vous en ai parlé il y a quelques mois, le film de Leonardo Di Caprio sur l’écologie (11th Hour Action) sera bientôt sur les écrans. Je ne dis pas ça parce que je suis une fille, mais je trouve ça bien que certains surfent sur la vague d’Al Gore, comme Di Caprio, pour faire réagir les gens.

Les stars qui utilisent leur argent pour faire des choses positives, il y en a de plus en plus. Al Gore, qui n’est plus à citer, maintenant Di Caprio, dans un autre registre il y a Bono de U2, les Restos du Cœur et les chansons du Téléthon
Hey bien moi si j’étais une star, je mettrais mon argent au service de l’apport d’eau dans les pays désertiques, à la protection des forêts primaires et de la biodiversité marine. Et vous ?

wefeedtheworldC’est le titre d’un film qui sortira sur nos écrans le 25 Avril.
« Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficultés. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné. »
Ce sont là les mots de Jean Ziegler, travaillant aux Nations Unis.
Des milliards de tonnes de nourritures sont jetés chaque jour, alors que la moitié de la population mondiale est affamée. Quand j’étais petite, mes parents me racontaient l’histoire des Somaliens qui meurent de faim, pour me responsabiliser à finir mon assiette ou à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Aujourd’hui, je pense que j’ai compris la leçon, mais je ne sais pas si les compagnies agro-alimentaires ont assez souvent entendu cette histoire.
Réjouissons-nous aujourd’hui que le voile se lève doucement sur le problème de la répartition des denrées alimentaires dans le monde, et tous au cinéma le 25 Avril !!

Le site du film

veriteEn voila une bonne idée, le gouvernement Ecossais recommande le film de Al Gore et le diffuse dans toutes les écoles du pays en guise de cour d’éducation environnementale.

Il serait intéressant d’en faire de même en France, qu’en pensez-vous ?

Si vous voulez en savoir un petit plus sur les OGM, lécithine de soja et autre, OceKo vous conseille ce documentaire d’une vingtaine de minutes, résumant assez bien la situation. Ce film de Paul Moreira a était diffusé sur Canal+ l’an dernier et revient à la mode sur le web. Plus de 3 millions de visionnage, pourquoi pas vous ?

meatrix

Mon ami Polynésien Nicolas, que je salue au passage, m’a donné l’adresse de cet excellent site tout en flash : The Meatrix

The Meatrix est un projet de sensibilisation aux conditions d’élevage des animaux que l’on consomme. Des petites animations flash nous présentent Leo, un cochon nourrit tranquillement par son fermier , mais soudain surgit Mheuféusse, la vache en costard/cravate qui va enseigner à Leo les horreurs de l’élevage de masse, la cruauté envers les animaux, leur souffrance… Mheuféusse dénonce alors « la mal bouffe », la consommation excessive de viande et la pollution qui découle de ces élevages (rivières et air salis par les déjections).

Les animations sont vraiment sympas, et voici un projet qui fait une fois de plus réfléchir sur notre condition d’être humain. Omnivore, oui, mais pas carnivore !! Limitons notre consommation de viande, qu’elle soit blanche ou rouge.

Je suis allée voir le film d’animation de la Warner « Happy Feet » hier. Il est fantastique ! C’est une comédie musicale avec des manchots danseurs. Dit comme ca, ça peut prêter à confusion… Mais il est vraiment extraordinaire. En temps que grande fan des images de synthèse, je tombe à genou devant la qualité des dessins, la banquise étant représentée à la perfection. J’ai d’un autre coté appris beaucoup de choses sur nos amis les manchots.

Happy Feet c’est un peu un « documentaire fiction », on y apprend quelques généralités sur la vie des Manchots Empereurs en particulier. Par exemple qu’ils ne couvent pas leurs œufs mais en portent un seul unique entre leurs pattes pendant la période de couvaison, et c’est le mâle qui le porte (enfin un peu de parité)! La femelle part quand à elle à la chasse. On voit des bébés manchots, avec leurs petits poils (trop mignons). On apprend leurs rituels amoureux et leur parade pour se protéger du froid et résister aux températures extrêmes du pôle Sud. On y voit aussi des Léopards de mer, grands prédateurs des manchots, ainsi que des Eléphants de mer, plus pacifistes.

Plusieurs espèces de manchots sont présentes. Mumble, le héros est un Manchot Empereur, c’est une race qui ne vole pas, ils sont très curieux des humains et souvent confondus avec les pingouins, ils vivent au pôle Sud. Les pingouins vivent dans l’hémisphère Nord et peuvent voler. Lovelace le grand gourou est un Gorfou, les quatre autres amis de Mumble sont des Manchots Papoues mais je n’en suis pas certaine …

Les personnages sont tous très attachants et une forte morale se dégage de l’histoire : Ecologique puisque ils expliquent comment les humains sont responsables de la perturbation de la chaîne alimentaire par leurs méthodes de pèche intensive et la pollution qu’ils génèrent. Politique car de nombreux conflits règnent au sein du groupe de Manchots Empereurs et que le choc des générations et du changement est représenté. Enfin bref, on vous le conseil pour vous et vos ptits poissons pilotes !

Ici une vidéo super sympa pour vous mettre le poisson à la bouche :