La Commission Européenne a publié la semaine dernière son nouveau paquet sur la production et la consommation durable. Un paquet pour quoi faire ? Souvenez-vous, c’est pendant la semaine du développement durable que cette campagne de sensibilisation avait commencé. Est-ce l’augmentation du prix du pétrole ou la fonte de la calotte glacière qui pousse les ministères à réagir ? Ne soyons pas mauvaise langue et penchons-nous vite sur ce nouveau texte.
La Commission vise 30% de diminution de la quantité d’énergie que nous utilisons pour «chauffer, éclairer et entretenir nos bâtiments».
Pour cela, une importante directive sur l’étiquetage énergétique est proposée : les petites étiquettes que l’on trouve sur les frigos, les fours à micro-ondes et les voitures pourraient fleurir sur de nouveaux produits consommateurs d’énergie ou engendrant une consommation d’énergie (comme les fenêtres ou les robinets). C’est une nouvelle positive, qui le sera encore plus quand ce type d’information se généralisera à tous les produits sur le marché, de la boîte de patée pour chat au peigne à cheveux.
Dans le même registre, on va justement étendre le Label Ecologique Européen, c’est la petite fleur que vous voyez sur les produits respectueux de l’environnement, ce logo sera maintenant disponible sur une gamme plus large de produits allant des boissons à l’alimentation.
Le renforcement et l’élargissement de l’étiquetage et du label écologique européen est un premier pas vers la sensibilisation du consommateur qui garde cependant les cartes en main face à un produit moins cher à l’achat mais gourmand en énergie et un autre produit plus cher mais plus performant à l’utilisation. Reste la tentation des marques, serons-nous assez fort pour résister à notre marque de yaourt préféré et migrer vers une plus respectueuse de l’environnement ? Ne faut-il pas alors contrarier les industriels en plus des consommateurs ? C’est ce que prévoit partiellement le paquet, avec l’encouragement de l’optimisation de la performance environnementale des entreprises et industries, pour les inciter à innover dans le bon sens !
Le Bureau Européen des Unions de Consommateurs déplore « un plan d’action sans actions ». Il est vrai que ces mesures sont surtout incitatives et pas vraiment contrariantes pour les industriels tant que pour les consommateurs. La réduction de nos émissions de gaz à effet de serre va probablement passer par une phase désagréable de contraintes et de restrictions de la part du consommateur. En commençant dès aujourd’hui à sensibiliser sur l’importance des critères environnementaux à l’achat, on évite ainsi les sentiments de frustration, car c’est par choix et non plus par obligation que nous changerons nos habitudes !
Une notion semble tout de même omise dans ce paquet de la Commission Européenne, c’est celle d’écobilan. En effet, l’impact environnemental et social d’un produit se juge de la fabrication des matières premières le composant jusqu’à sa destruction. Ainsi par exemple, une voiture électrique ne consomme pas de pétrole, mais si ses batteries sont polluantes et qu’elle est alimentée avec de l’électricité provenant d’une centrale nucléaire et assemblée dans un pays où le salaire des travailleurs est de 10 euros par mois, pas top top le bilan !
On en conviendra, ce nouveau plan d’action est peut-être un grand pas pour l’Europe mais un petit pas pour l’écologie. Certains pourtant, ont de bonnes idées comme ces étudiants qui ont imaginé le caddie écologique où l’on scanne ses produits pour en découvrir l’écobilan sur un petit écran.
D’autres encore réinventent la « flash mob », en organisant des concours entre différents supermarchés et en promettant un flot de visiteurs/consommateurs à ceux qui affichent le plus d’aménagements écologiques … Une vidéo sur le site de Carrotmob, ça se passe aux USA.

Restons dans le registre poissonnier puisque il y a quelques jours ce sont
«En France on n’a pas de pétrole, mais on a des idées», cette belle phrase de réclame datant du premier choc pétrolier dans les années 70 est toujours d’actualité. 30 ans plus tard, on peine à mettre en place des solutions durables en terme d’énergie et on file la tête la première dans une nouvelle crise à long terme.
Que fera-t-on des déchets radioactifs qui ont une durée de vie démentiellement longue, qui polluent et irradient ? Pour l’instant on les stocke en surface ou on les enfouit dans la terre, il y a quelques années on les balançait même dans l’océan, enveloppés de béton … C’est une situation systématique : on exploite d’abord la ressource avant de se soucier de son traitement et l’on se retrouve avec des monticules de déchets dont on ne sait pas quoi faire.



OceKo va être beaucoup plus calme les deux prochaines semaines, car je m’en vais crapahuter sur les hauteurs des Canaris !

L’estuaire de l’Odet au large de Quimper compte un nouveau poisson dans ses eaux : c’est l’hydrolienne Sabella D03.
Il y a des jours dans la vie d’une écologiste qui sont durs.
Je découvre aujourd’hui un petit article
Sharkwater se veut militant pro-requin. Assez de cette image de prédateur sans remords, de bête sournoise et intelligente prête à vous manger le pied et à vous laisser cul-de jatte sur la plage. Les requins sont des animaux majestueux et plein de grâce, surpêchés pour leur viande et ailerons et en voie de disparition. Souhaitons que Sharkwater noiera l’image sanguinaire de Jaws (Les Dents de la Mer ..)
Triste sort que celui du conifère en cette fin de festivités …
Hey bien non. Selon le classement de Greenpeace, certaines entreprises de High Tech ne sont pas, mais alors pas du tout écologiques ! Et il semblerait que Nintendo soit 18ème sur 18. C’est vraiment nul, quelle bande de mauvais joueurs…



